Le journal de M. Mischa Harmeijer

Ce matin, Abbeville.
Deux semaines de route. Une salle presque chaque soir. Et ce matin, enfin, un peu de calme dans mon programme.
J’ai pris ce temps pour vous lire. Vos lettres. Vos messages. Vos commentaires sous les articles et les annonces.
Je suis touché. C’est énorme, ce que vous m’écrivez. Et je me répète, mais je dois le redire : je n’en suis pas responsable. Je partage, c’est tout. Ce qui vient ne vient pas de moi. Ce n’est pas moi qui décide.
Je dois dire aussi autre chose, et je le dis sans détour. Ce que je partage provoque. Chez certains la joie, chez d’autres les larmes. Et chez certains la colère, l’irritation. C’est normal. Cela aussi doit être provoqué. Je ne cherche pas à être aimé de vous. Je ne fais pas du commerce. Je m’épuise pour vous, parce que c’est mon rôle. Alors j’encaisse tout : votre haine et votre injustice, comme votre amour, votre harmonie et votre gratitude. Les deux me prouvent la même chose — que quelque chose vous a touchés.
En vous lisant, j’ai vu autre chose encore. Beaucoup se demandent ce qui se passe vraiment dans une Séance Publique. C’est normal. Le mot médium fait naître des images — quelqu’un qui marche dans une salle et vous apporte des messages. Ce mot porte cent ans d’images, et presque toutes sont fausses.
Nos anciens connaissaient autre chose. Quelque chose de plus simple, et de plus grand.
Dans mes séances, rien n’est cherché. Je ne cherche pas les morts. Je ne cherche pas les messages. J’entre dans mon état, je demande, et ce qui doit venir se manifeste — en vous, pas sur une scène. Mon rôle est là : vous adresser, dans cet état, la parole que vous n’attendiez plus.
Et il se passe parfois davantage. Des manifestations énormes. Des changements dans le corps, le soir même. Je dois être honnête sur ce point : je ne fais rien. Je ne fais pas de miracle. Pour tous ceux qui veulent la guérison, je demande — à ma source, qui est aussi la vôtre. Et parfois quelque chose vient. Parfois non. Ce n’est pas moi qui décide.
Et puis je fais une chose que peu comprennent avant de l’avoir vécue : je vous apprends à le faire vous-mêmes. À la fin de la soirée, ensemble, toute la salle, nous faisons le rituel du contact avec vos défunts. Le contact, c’est vous qui le recevez. Pas moi qui vous le rapporte. Certains le reçoivent le soir même. D’autres plus tard, chez eux. Et le lendemain, vous recevez par courriel ma guidance, pour le refaire à la maison, autant de fois que vous le voulez.
On avance ensemble, en collectif. On bascule ensemble. Beaucoup repartent changés — et je n’en suis pas responsable non plus.
Une demande, pour finir. Si vous êtes venu à une Séance Publique et que vous avez constaté quelque chose — ce soir-là, ou dans les jours qui ont suivi — laissez-le sur mon site, dans le menu Retours des séances. Vos constats comptent. Ils aident ceux qui hésitent encore à comprendre ce qui les attend.
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