M. Mischa Harmeijer
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Le journal de M. Mischa Harmeijer

Ludres, 22 octobre 2026

2 min de lecture

La Séance Publique de Ludres, jeudi 22 octobre 2026
La Séance Publique de Ludres, jeudi 22 octobre 2026

Ludres, ce matin.

Je suis rentré à l’hôtel hier soir après une soirée intense, et je me suis endormi comme on s’effondre. Je n’ai pas entendu mon réveil. Le matin a été lourd, le corps lent, une fatigue que je connais bien : les Séances Publiques me prennent une énergie que je ne sais pas mesurer, et le lendemain, elle manque.

Puis j’ai ouvert ma messagerie, et la journée s’est redressée d’un coup.

Une grand-mère m’écrivait. Elle était dans la salle cette semaine. Depuis des mois, son petit-fils ne donnait plus signe de vie. Pas un message, pas un appel. Elle le savait peut-être perdu dans les difficultés de la vie, comme tant de jeunes aujourd’hui sont perdus, sans qu’on sache où ils sont ni comment les rejoindre. Elle vivait avec cette inquiétude qui ne vous quitte pas, celle qui se lève avec vous le matin et se couche avec vous le soir, cette douleur de grand-mère qui s’installe dans le cœur et ne passe pas avec le temps.

Après la salle, elle est venue me voir, en tête à tête. Elle m’a raconté. J’ai pris sa main, et pendant qu’elle me parlait, je me suis adressé à la divinité féminine, à celle qui donne la vie et qui relie, et j’ai demandé une réparation entre deux êtres qui s’aiment et ne se parlent plus. Elle est repartie avec son inquiétude. Je n’avais rien promis.

Hier soir, il l’a appelée. Vingt minutes. Elle m’écrit que c’est comme une renaissance, et elle me remercie pour ce que j’ai entrepris.

Je n’ai rien entrepris. Il faut que je vous explique, parce que c’est cela qui compte.

À chaque Séance Publique, je demande. Pour chaque personne qui est devant moi, pour chaque question qu’on me pose, pour chaque main qu’on me tend, je m’adresse à la source, à cette intelligence qui me guide depuis toujours, et je demande. Je ne guéris pas, je ne répare pas, je ne décide pas. Je demande, humblement, et je laisse faire. Parfois rien ne vient. Parfois cela vient à l’instant, dans la salle, sous les yeux de tous. Et parfois cela vient le lendemain, à vingt heures, quand un téléphone sonne enfin chez une grand-mère qui n’y croyait plus.

Je ne dirai pas son nom. Je ne dirai pas sa ville. Elle sait que c’est elle, et cela suffit.

Je partage ce message parce qu’il y a, dans chaque salle, des gens qui portent exactement ce silence-là. Un enfant qui ne répond plus. Un lien qui semble coupé. Et ils croient que c’est fini.

Ce n’est pas fini. Venez. Je demande pour vous.

-Mischa Harmeijer

Commentaires2

Karen22 octobre 2026

Je suis arrivée avec une boule au ventre, je suis ressortie avec le cœur léger, rempli de gratitude et la conviction profonde que tout était bien là où ça devait être. Encore merci pour cette belle communion.

Patricia23 octobre 2026

Je vis la même chose que cette grand mère, mais pour moi c est aussi mon fils .On se couche le cœur brisé et on se réveille le cœur brisé. Merci pour cette grand mère

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